Affaires : le Congo à la 183e place dans le classement Doing Business
Photo 1 : Les officiels. Photo 2 : Les participants.
Pour répondre de manière urgente à ce classement jugé mauvais dans le monde des affaires sur un total de 185 pays, les experts de la Banque mondiale, les membres du gouvernement impliqués dans la chaîne économique et d'autres experts se concertent à Brazzaville, autour d'un atelier de sensibilisation sur la question
Le Doing Business fournit une évaluation quantitative des réglementations solides sur lesquelles doit se reposer une économie dans différents domaines, notamment en matière de création d'entreprise.
Organisé par la Banque mondiale, l'atelier s'est ouvert le 28 janvier à Brazzaville et durera trois jours. Patronnées par le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Isidore Mvouba, ces assises rentrent dans le cadre du Projet d'appui à la diversification économique (Pade).
La Pade est un projet d'assistance technique du groupe de la Banque mondiale, en étroite collaboration avec la BAD, l'UE et l'Agence française de développement. Il a pour objectif de soutenir le gouvernement dans l'amélioration de la compétitivité de son économie par des réformes qui faciliteront la création d'entreprises. Il entend justement encourager le pays à être plus attractif aux yeux des investisseurs étrangers.
Pour le directeur des opérations à la Banque mondiale des deux Congo, Eustache Ouayoro, le contexte actuel du lancement de cette rencontre est conforté par la croissance économique soutenue de près de 5 % enregistrée par le Congo depuis près d'une décennie. « Mais il me paraît important de souligner que si nous tenons compte de la croissance démographique évaluée à 3 % par an, nous constatons que cette croissance réelle n'est que de 2 %. Cela reste insuffisant pour un pays qui dispose de tant de potentiel. À ce rythme, le produit intérieur brut par habitant ne doublerait qu'en 2027 », a-t-il souligné.
Et de poursuivre : « Si le Congo pouvait bénéficier d'une forte impulsion du secteur privé, il pourrait générer, à terme, une croissance de plus de 7 %. Ainsi, le pays doublerait son PIB en moins de dix ans. »
Ces chiffres démontrent l'enjeu du gouvernement dans la nécessité de diversifier son économie, afin de réduire surtout les risques liés à la prédominance du pétrole dans l'économie.
Pour le gouvernement, le ministre du Développement industriel a indiqué que c'est sur la base des indicateurs clés qu'il convient de mettre en œuvre à l'immédiat des réformes. « C'est ce qui justifie l'ensemble des mesures en cours, dans l'amélioration du climat des affaires, pour mieux attirer des investissements privés, tout en mettant un point d'honneur à développer les entreprises existantes par un travail de mise à niveau », a rappelé le ministre.
En outre, il a déclaré que depuis 2011, un plan d'action assorti d'une feuille de route avait été adopté par le gouvernement. « Les réformes à caractère institutionnel, juridique et réglementaire qui y figurent ne demandent qu'à être mises en œuvre », a conclu Isidore Mvouba.
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— Angonga Jean Raymond (@angonga_jean) 9 février 2013
Par Jrang An@go.
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