Parlement national des jeunes du Congo : Urcin Etoua Moïassina élu au perchoir, lors de la session inaugurale
Photo : Les jeunes parlementaires autour des présidents, Justin Koumba et Aubin Minaku.
La section congolaise de l’A.p.f (Assemblée parlementaire de la francophonie) a procédé, vendredi 24 janvier 2014, à l’installation officielle du parlement national des jeunes. Au cours d’une session inaugurale présidée par Justin Koumba, président de l’assemblée nationale et de la section A.p.f du Congo. En présence d’Aubin Minaku, président de l’assemblée nationale de la R.D. Congo et vice-président de l’assemblée parlementaire de la francophonie, Bienvenu Okiemy, ministre de la communication, chargé des relations avec le parlement, et Sylvestre Ossiala, vice-président de l’assemblée nationale.
A l’issue de cette session, dont les travaux ont été clôturés par André Obami-Itou, président du sénat, les 47 parlementaires, dont l’âge varie entre 18 et 23 ans, ont mis en place un bureau de trois membres, dirigé par Urcin Etoua Moïassina, et trois commissions permanentes.
L’objectif principal du parlement des jeunes est de développer la formation civique et renforcer la solidarité entre jeunes venant de l’espace francophone, en les initiant à l’activité parlementaire. La décision de sa création a été prise lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la francophonie tenu à Moncton, au Canada, en septembre 1999. Sa mise en œuvre a été confiée à l’assemblée parlementaire de la francophonie.
C’est une institution qui donne l’occasion aux jeunes d’échanger et de débattre des problématiques politiques internationales et de créer les liens forts entre les nouvelles générations. Ces jeunes découvrent ainsi la fonction de législateur et de l’exercer lors de plusieurs sessions, de rédiger les propositions de lois, de faire le lobbyng auprès des hommes politiques, pour soutenir leurs propositions.Pour cette installation officielle, les 47 jeunes parlementaires, représentant les 12 départements du Congo étaient tous vêtus d’écharpes.
Prenant la parole, Bachir Dieye, conseiller chargé des programmes jeunesse de l’A.p.f, a exhorté ces jeunes parlementaires à saisir cette opportunité. «Vous avez un outil d’expression, une tribune où vous pourrez évoquer toutes vos préoccupations», a-t-il dit.
Aubin Minaku a, quant à lui, exprimé sa reconnaissance et toute sa gratitude aux autorités de la section congolaise de l’A.p.f, pour n’avoir ménagé aucun effort dans l’aboutissement heureux de ce programme, en faveur de la jeunesse et pour toute les dispositions prises en vue de la réussite de cette session inaugurale. Justin Koumba s’est réjoui, pour sa part, de porter sur les fonts baptismaux, cette nouvelle organisation des jeunes. Il a fait savoir que le parlement nationale des jeunes n’est pas une organisation politique, encore moins politicienne. Mais, une symbiose d’intelligences qui doit refléter, par leurs origines socioculturelles, l’ensemble de nos départements. «Il ne s’agit pas d’une fonction rémunérée, mais, pour les jeunes, d’avoir conscience que le pays avance et avancera avec eux», a-t-il souligné.
A l’issue de cette session inaugurale, les jeunes parlementaires ont mis en place un bureau de trois membres, dirigé par Urcin Etoua Moïassina, étudiant en droit. Il est secondé par Marcel Edmond Dibangou Moudoumou. Mlle Coeurby Pauléone Gantsio assure les fonctions de rapporteur. En outre, trois commissions permanentes ont été mises en place, à savoir: la commission droit et protection des jeunes; la commission affaires sociales et culturelles et la commission économie et finances.
Clôturant les travaux de cette session, André Obami-Itou, président du sénat, s’est, plutôt, adressé à ses collègues parlementaires. «Nous avions les droits vis-à-vis d’eux et nous n’avions pas le droit de nous en dérober. Prenons tout le temps de les écouter, agissons en toute responsabilité pour les accompagner à développer la formation... et à les initier à l’activité parlementaire», a-t-il déclaré. A n’en point douter, ces jeunes constituent la pépinière qui formera les futures parlements du Congo. La relève est déjà en train d’être préparé d’autant plus que ces jeunes sont, pour la plupart, des enfants ou des parents des parlementaires actuels en fonction à l’hémicycle congolais.
Par Jrang An@go.
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