Partenariat : le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique affirme son soutien au Congo

Photo 1 : Makthar Diop répond aux doléances des membres du gouvernement.

En séjour de travail au Congo, Makthar Diop a assuré le soutien de son institution au Congo au cours d'une séance de travail qu'il a eue le 21 mai à Brazzaville, avec des membres du gouvernement

Pour le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, son institution a intérêt à accompagner la République du Congo dans son processus de développement, car le pays détient aujourd'hui l'un des taux de croissance les plus élevés d'Afrique subsaharienne. Â« Nous allons travailler ensemble de façon à ce que la Banque mondiale soit l'agent fédérateur de l'ensemble des bailleurs de fonds pour accompagner les projets du gouvernement du Congo Â», a promis Makthar Diop.

Le vice-président de la Banque mondiale s'exprimait ainsi après avoir entendu les doléances des membres du gouvernement. Le ministre de l'Enseignement technique, professionnel, de la Formation qualifiante et de l'Emploi, Serge Blaise Zoniaba, a plaidé pour que la Banque accompagne son sous-secteur dans le processus de formation qualifiante des jeunes déscolarisés. Ce processus, a expliqué le ministre, devra s'exécuter à travers des partenariats entre le ministère et les entreprises. 

« Nous ne voulons plus former pour former mais nous voulons désormais former des profils pour les adapter aux besoins d'aujourd'hui et ceux de l'économie de demain. Pour cela, nous avons mis en place un projet de soutien avec plusieurs composantes, dont le problème d'insertion socioprofessionnelle des jeunes et celui du renforcement des capacités techniques de notre ministère. À cet égard, nous souhaiterions que la Banque mondiale nous aide à mettre en place un Centre de formation et d'orientation afin de mieux articuler la relation entre la formation et l'emploi Â», a fait savoir Serge Blaise Zoniaba.

Le ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Henri Ossebi, souhaite également l'accompagnement de la Banque mondiale dans son sous-secteur. Il a expliqué que si l'ambition du Congo était de devenir un pays émergent d'ici à 2025, cela ne pourra se réaliser que si l'on améliore la qualité du réseau électrique. Â« Le Congo a encore de grands défis à relever en matière énergétique. La puissance installée énergétique nationale est aujourd'hui de 600 Mégawatt, notre ambition est de la porter dans les prochaines années à 2000 mégawatt. Nous travaillons également à ce que, dans les prochaines années, il puisse y avoir une ligne d'intégration sous-régionale qui relierait Inga-Cabinda-Pointe-Noire et bien d'autres villes africaines. Pour cela, nous appelons au soutien de la Banque mondiale Â», a lancé Henri Ossebi.

La ministre des Petites et Moyennes entreprises et de l'Artisanat, Adélaïde Mougany, a lancé à son tour un plaidoyer en faveur du sous-secteur dont elle a la charge qui, selon elle, permettrait d'améliorer la position du Congo dans le Doing Business. « Nous souhaitons que la Banque mondiale nous accompagne dans les études de faisabilité de la bourse de sous-traitance et de partenariat, la Maison de l'entreprise au Congo et l'agence de développement et de promotion des petites et moyennes entreprises Â», a exposé Adélaïde Mougany.

Ont également pris part à la réunion, le ministre de l'Équipement et des Travaux publics, Émile Ouosso, ainsi que le ministre délégué au Plan, Léon Raphaël Mokoko.

Par Jrang An@go.

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