Fête nationale française du 14 juillet : La France a mis l’accent sur l’intervention militaire au Mali
Photo : Jean-François Valette prononçant son discours, sous le regard du ministre d’Etat Rodolphe Adada et son épouse.
La fête nationale française du 14 juillet a été célébrée cette année sous le signe de l’intervention française au Mali. Elle a été marquée par un imposant défilé militaire sur le boulevard des Champs Elysées, à Paris, avec la participation de soixante soldats maliens, aux côtés des troupes françaises ayant agi dans la crise au Mali.
A Brazzaville, comme il est de tradition, chaque année, l’ambassadeur de France, Jean-François Valette, a, au cours d’une réception en soirée à la Case De Gaulle (résidence officielle du représentant de la France), réaffirmé la bonne santé des traditionnelles relations bilatérales entre le Congo et son pays, couronnées par la visite officielle du président congolais Denis Sassou Nguesso, à Paris, en avril dernier. Le gouvernement y était représenté par le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande qui était accompagné de son épouse.
On notait aussi la présence d’une dizaine de ministres.La réception a débuté par la décoration de Germain Garon, un citoyen français qui dirige une entreprise dénommée Norma, et qui, grâce au financement de l’ambassade de France, s’est pleinement investi dans l’extension de l’Ecole spéciale de Moungali, à Brazzaville, fondée par Sr Marguerite Tiberghien. L’entrepreneur français, qui est aussi un expert dans le domaine de l’aéronautique et de la navigation maritime et membre d’Uni Congo, a été élevé au grade de chevalier dans l’Ordre national du mérite français. Après sa décoration par l’ambassadeur Valette, l’heureux récipiendaire a prononcé un mot de remerciements à l’égard de François Hollande, président de la République française, et l’ambassadeur français qui lui a fait l’honneur de le décorer un 14 juillet, avant de rappeler son engagement en Afrique et au Congo, son pays d’accueil.
La célébration du 14 juillet a, quant à elle, démarré avec l’exécution de «La Marseillaise», l’hymne national français, suivi de «La Congolaise», par les choristes du Chœur Credo. Dans son allocution, Jean-François Valette, après avoir remercié les entreprises qui ont contribué à l’organisation de la cérémonie, a, comme d’ordinaire, évoqué divers sujets concernant, à la fois, les entreprises françaises au Congo, le développement économique et financier, la diversification de l’économie congolaise, les relations bilatérales et la coopération entre la France et le Congo. Le nombre croissant de citoyens français résidant au Congo, qui est de 5447, retrouve le niveau d’avant la guerre de 1997. D’après Jean-François Valette, les entreprises françaises ont investi un montant global de 2,8 milliards d’euros au Congo, fin 2011, soit le tiers du P.i.b (Produit intérieur brut) congolais. Ces investissements sont en croissance, dans la perspective du développement du champ de Moho-Nord par Total E&P Congo.
Signalons que plusieurs diplomates, des autorités politico-administratives et militaires, des représentants des confessions religieuses, des leaders politiques de la majorité, comme de l’opposition, des anciens combattants étaient parmi les huit cents invités à la soirée. L’Eglise catholique était représentée par NN.SS. Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, et Jean Gardin, évêque d’Impfondo, et par Mgr Andrea Francia, chargé d’affaires a.i à la Nonciature apostolique.
Voulue sous le signe de l’intervention française au Mali, la célébration de la fête nationale du 14 juillet, cette année, a mis côte-à-côte le couple franco-malien, notamment lors du défilé militaire sur les Champs Elysées, à Paris, qui a duré plus de deux heures, sous le regard de quelque 80 mille spectateurs. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, était parmi les invités d’honneur, avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le président croate, Ivo Josipovic, dont le pays vient de rejoindre l’Union européenne. Une soixantaine de soldats maliens, et quelques soldats tchadiens ayant participé à l’opération au Mali, ont défilé aux côtés des militaires français dont les unités ont été engagées au Mali.
De même, un détachement de la Minusma, la force de l’Onu à forte composante africaine, et qui a pris ses fonctions début juillet au Mali, a aussi défilé. Ce défilé, fort réussi, a été suivi de l’interview à l’Elysée du président François Hollande, qui, pendant 35 minutes, avait le défi majeur de convaincre ses compatriotes sur la crise économique en France.
Par Jrang An@go.
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