Banque mondiale : les résultats du PDARP jugés satisfaisants

Photo : Les deux parties pendant la réunion.

Les deux parties se sont mises d'accord sur les progrès considérables réalisés pendant les deux dernières années, aussi bien en termes de décaissement que des résultats concrets et tangibles sur le terrain

Le gouvernement congolais et la Banque mondiale (BM) ont évalué le 1er juin, le niveau d'exécution des chantiers en construction dans le cadre du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales (PDARP) mis en place depuis 2008. Le chargé du projet au niveau de la BM, Amadou Oumar Ba, a estimé le taux de décaissements à 95%.

Ce taux de décaissement a permis au PDARP de poser ses jalons, notamment dans la réhabilitation des pistes rurales et la construction des marchés. En effet, sur les 1 321 km de réhabilitation prévus au début du projet, 1 048 km ont été réceptionnés. Le reste des travaux en cours d'exécution seront terminés et réceptionnés d'ici au 30 juin prochain. Ce qui fera un taux d'exécution de 95% par rapport à l'objectif initial.

Au niveau des infrastructures de marchés, le projet avait prévu au départ la construction de vingt-quatre édifices. Actuellement, vingt-sept marchés ont été réceptionnés. Les travaux des neuf autres chantiers sont en cours d'exécution et seront réceptionnés avant le 30 juin. « Ce qui fera trente-six au total au lieu de vingt-quatre comme prévu. Le taux de réalisation sera de 150%, ce qui est extraordinaire », a encouragé Amadou Oumar Ba.

Le projet a aussi financé 841 microprojets au lieu des 800 sélectionnés au départ. Mais une partie de ces microprojets attend encore le deuxième financement. Parmi eux, vingt-neuf sont destinés aux peuples autochtones. Le PDARP a également offert des semences et des boutures aux cultivateurs. Il a ensuite réhabilité les stations piscicoles de Dzoumouna (département du Pool) et de Gamboma dans le département des Plateaux. Le Centre d'appui technique ovins-caprins d'Inoni Falaise, dans le Pool, a également été réhabilité dans le cadre de ce projet.

Au regard de tous ces projets réalisés et en cours de réalisation, la BM a demandé au gouvernement de verser sa contrepartie, en attente de programmation depuis le 30 avril 2012 au niveau du Trésor public. « Ce projet qui se clôture bientôt, a besoin de ces fonds pour continuer à fonctionner normalement », a souligné Amadou Oumar Ba.

La BM a aussi regretté le fait que l'enquête de clôture du projet confiée à l'Institut national de la statistique traîne. Selon l'institution financière internationale, cette enquête qui aurait dû se terminer au plus tard le 31 mai, pourrait être disponible début juillet. Elle permettra aux deux parties de se renseigner sur les indicateurs du projet et de prouver son impact sur les populations bénéficiaires.

Plus de 10 millions de dollars pour le financement additionnel

La BM a officiellement informé le gouvernement de sa contrepartie comptant pour le financement additionnel du PDARP pour une période de dix mois, à compter de janvier prochain. Le montant global est estimé à 10,5 millions de dollars, soit plus de 5 milliards FCFA. Cette somme est arrêtée sur la base des 2,5 millions de l'Association internationale de développement et des 8 millions de dollars restant dans la première partie du projet. Cette nouvelle contribution permettra aux deux parties de se concentrer davantage et de consolider les acquis du projet.« Nous avons besoin d'une confirmation assez rapide parce que cela dépend du montant total du financement confirmé. Nous voulons savoir comment répartir ce financement entre les différentes composantes », a indiqué le représentant de la BM.

Pour capitaliser les résultats engrangés par le PDARP, la BM a souhaité qu'il y ait une plus grande cohérence entre les différentes activités réalisées. La Banque mondiale a proposé le nouveau concept de pôles localisés de croissance agricole, centré autour de certains déterminants, notamment le développement des chaînes de valeur. Leur intérêt est d'aller à un niveau de productivité plus élevé dans les différentes filières. Il s'agit de quatre zones cibles : Brazzaville-Ngo ; Ngo-Owando ; Kouilou-Niari et Niari-Bouenza.

Le gouvernement était représenté à cette réunion par Rigobert Maboundou, ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, et Léon Raphaël Mokoko, ministre délégué chargé du Plan et de l'Intégration. Ils ont assuré la BM que le gouvernement mettra tout en œuvre pour l'aboutissement de cette nouvelle phase du PDARP.

Par Jrang An@go.

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