Électricité : la SNE en voie de modernisation grâce à l'accord historique signé à Paris entre EDF et l'État congolais

Photo 1 : Olivier Orsini et Gilbert Ondongo.    Photo 2 : Michel Roussin, Henri Ossebi, Olivier Orsini.

Lundi 3 juin à Paris, une délégation composée du ministre d'État chargé de l'Économie et  des Finances, Gilbert Ondongo, du ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Henri Ossebi, et de la directrice générale du portefeuille public au ministère chargé de l'Économie, Lydie Oboa, ont en présence de l'ambassadeur du Congo en France, Henri Lopes, signé un accord de partenariat entre la SNE et l'entreprise française Électricité de France (EDF) visant à améliorer la fourniture d'électricité aux usagers congolais

Henri Ossebi a fait le déplacement avec une délégation de syndicalistes. Ces derniers ont reçu d'EDF et du gouvernement congolais, la garantie que cet accord de service ne constitue en aucun cas une étape vers la privatisation de la SNE. Le projet d'une quarantaine de pages va s'exécuter sur trente à trente-six mois avec deux ajouts par rapport à l'accord initial signé en mars dernier. Notamment un volet formation développé en partenariat avec l'AFD et un volet énergie solaire.

Le ministre Ossebi s'est dit conscient des défis à venir. « Le terrain est difficile mais je suis sûr qu'il y aura des résultats », a-t-il affirmé. L'objectif est ambitieux, à savoir « redresser la SNE et accompagner la croissance » selon les termes de Gilbert Ondongo. L'ambassadeur Henri Lopes, qui a porté l'accord sur les fonds baptismaux, a félicité les experts des deux parties qui ont âprement négocié jusqu'à son terme. Les partenaires français ont reconnu que la négociation avait été « une vraie bataille ».

Mahamadou Sako, vice-président du Comité Afrique du MEDEF, a été particulièrement salué pour avoir œuvré au rapprochement de l'État congolais et de la société EDF, après des premiers contacts initiés en septembre 2012 lors de la visite du MEDEF au Congo.

Pour l'ambassadeur Henri Lopes et Michel Roussin, vice-président du MEDEF international et conseiller du président d'EDF, le partenariat intervient dans le prolongement des vœux formulés par le président Denis Sassou N'Guesso lors de sa visite à Paris, au cours de laquelle le chef de l'État avait invité les entreprises françaises à reprendre le chemin de l'Afrique en étant compétitives et battantes.

Michel Roussin a rappelé que le président d'EDF, Henri Proglio, souhaite développer l'activité du groupe en Afrique subsaharienne. L'accord signé avec l'État congolais pour améliorer la performance opérationnelle et les processus de la SNE est une première pour l'entreprise française qui souhaite « reprendre le chemin de l'Afrique ».

Olivier Orsini, directeur du développement d'EDF, a indiqué que le Congo et les pays émergents constituent pour son entreprise « l'avenir » et un relais de croissance. Il a manifesté « la volonté d'être plus présent de manière compétitive sur le continent africain ». En bon connaisseur du Congo, Michel Roussin a rappelé que l

e Congo « qui bénéficie d'une croissance constante et en plein développement industriel, commercial et économique » présente de sérieux atouts pour EDF. « Au-delà d'un partenariat, c'est une mission utile auprès de la population, un vrai contrat de service et une victoire entre partenaires », a-t-il conclu.Le Congo pourra mettre fin au problème incessant des délestages et améliorer la qualité des services rendus à la population. Selon Lydie Oboa, les agents de la SNE « ont conscience d'avoir entre les mains un bijou » qui pourra retrouver son aura auprès des populations congolaises. 

Par Jrang An@go.

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