Banque Finance : les fonctions où il faut postuler


Bruno Askenazi © Cadremploi.fr - Publié le 16.01.12
Certes, le secteur bancaire n’est pas en grande forme. Cela n’empêche pas les établissements français de recruter encore des commerciaux et dans une moindre mesure des spécialistes du risque.
Réduction d’effectifs, plan social, mesures d’économie… Depuis quelques semaines, les mauvaises nouvelles se succèdent dans le secteur banque finance. L’activité qui semblait avoir rebondie en 2011 replonge dans les turbulences. Mais en réalité, tout n’est pas si noir. Au Crédit Agricole, les suppressions de postes ne concernent que la banque de financement et d’investissement (BFI) et le crédit à la consommation. Dans la banque de détail, l’horizon est plus dégagé: 3500 embauches sont programmées en 2012. Même scénario à la Société Générale : 880 postes à la trappe dans la BFI mais 2500 recrutements annoncés cette année pour le réseau d’agences grand public.

Gestion de patrimoine : une spécialité très demandée
Que l’on se rassure donc, la banque de monsieur tout le monde va continuer à embaucher, en majorité des fonctions commerciales. Conseiller clientèle particuliers, spécialiste en gestion de patrimoine, chargé d’affaires « professionnels » (artisan, Pme, profession libérale) restent très  recherchés par les réseaux.
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A titre d’exemple, BNP Paribas prévoit plus de 1000 recrutements sur ce type de jobs.  « Pour tous les postes en agence, nous ne voyons pas de fléchissement des besoins Â», confirme Sidonie Couture, senior manager chez Robert Half. Même analyse du côté du cabinet de recrutement Michael Page : « Dans la banque de détail, les volumes de recrutement prévus sont en ligne avec ceux effectués en 2011 Â», estime Charles Maitenaz, senior director.


Banque en ligne : des places de conseillers à distance
Les banques font toujours les yeux doux aux commerciaux, le nerf de la guerre quelle que soit la conjoncture. « Les offres bancaires sont plus variées et, dans chaque domaine, on demande des compétences et des capacités commerciales plus structurées pour développer les ventes, assurer un meilleur service et fidéliser la clientèle Â», explique Sidonie Couture (Robert Half). Pour Charles Maitenaz (Michael Page), « il y a aussi un effet rattrapage. Les banques courent toujours après les recrutements qu’elles n’ont pas réalisés en 2009, au plus fort de la crise financière». Autre facteur non négligeable, le développement des banques en ligne qui génère également de nouveaux emplois de commerciaux 

Pour des fonctions de conseiller patrimonial, commercial BtoB ou conseiller banque privée,  les établissements recherchent principalement des candidats expérimentés ou de jeunes cadres dotés d’une formation initiale très solide (bac+5). « Des profils pas si fréquents, indique Vincent Picard, directeur associé de Fed Finance. D’un côté, ceux en poste hésitent à bouger dans une conjoncture incertaine. Et de l’autre, les établissements veulent se rassurer en visant des candidats issus du même secteur et affichant un parcours classique Â». Ce qui réduit le nombre de profils conformes aux exigences des employeurs.  

Risque : des professionnels courtisés
En dehors des jobs de commerciaux qui constituent la majorité des recrutements, les autres opportunités se concentrent sur les fonctions du « risque » au sens large. Analyste crédit et risques (particulier ou corporate), Risk manager, spécialiste « compliance » (respect des réglementations), contrôleur interne ne connaissent pas la crise. Des experts que tout le monde s’arrache. Les banques n’ont pas le choix. Elles en ont besoin pour répondre au durcissement des exigences réglementaires (réforme bancaire Bâle 3) destinées à consolider le système financier.

                     Par Jrang An@go.

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