Speed recruiting : embauché en 7 minutes chrono


Aurélie Tachot © Cadremploi.fr - Publié le 18.01.12
Quoique controversé, le speed recruiting gagne du terrain en France. Pour effectuer une première sélection, les recruteurs sont désormais nombreux à avoir recours à ces entretiens éclair, sur un salon ou un évènement. Un exercice que les cadres sont pourtant loin de maîtriser.
« Vous avez sept minutes pour convaincre ». C’est ainsi qu’ont débuté les entretiens d’embauche du Crédit Agricole du Finistère le 10 décembre dernier. Apparues en France sous l’impulsion des SSII et des banques, ces opérations de recrutement fonctionnent sur le même principe que le speed-dating : une salle informelle, des duos attablés qui se regardent dans le blanc des yeux et… sept, dix ou quinze minutes pour convaincre de la pertinence de son profil.
Un timing plutôt serré lorsqu’il s’agit de résumer une carrière professionnelle de vingt ans à un recruteur. « L’exercice est stressant pour les candidats, reconnait Philippe Garin, coach en recherche d’emploi. Toutefois, il permet aux recruteurs de sourcer un maximum de candidats en un minimum de temps et de faire une première sélection sur le savoir-être avant de convier les meilleurs profils à des entretiens plus approfondis. »

Pas de place pour l’impro !

Pour que l’échange soit le plus fructueux possible, une visite du site web de l’entreprise s’impose en amont de l’entretien.
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Informez-vous notamment sur ses activités, son positionnement sur le marché et ses postes à pourvoir. Pour réussir à aiguiser la curiosité du recruteur le jour J, pensez également à préparer un « pitch » court et accrocheur retraçant votre parcours professionnel. « Celui-ci doit être synthétique et uniquement mettre en relief les compétences clés du candidat par rapport au poste brigué », insiste Pierre-Yves Le Gall, chef du service « Développement, carrières et compétences » du Crédit Agricole du Finistère.
« Le but n’est pas d’assommer le recruteur d’informations peu pertinentes comme celles relatives aux diplômes et aux formations, qui figurent déjà sur le CV, explique pour sa part Philippe Garin. Mais plutôt d’aller droit au but et de débuter sa présentation par ce qu’on a compris du poste. »

Du concret, rien que du concret

Exit les questions pièges du type « Quelles sont vos qualités et vos défauts ? » ou « De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière ? ». En speed-recruiting, les RH axent leurs questions sur les expériences professionnelles du candidat et leur motivation. Point barre.
Si d’aventures le recruteur vous invite à poser des questions, restez à votre tour dans le concret. Interrogez-le sur l’autonomie que requiert le poste, le type de responsabilités confiées, la liberté de décision… Quoiqu’il en soit, gardez la tête dans le guidon. Car si certaines sessions de speed-recruiting se déroulent dans les locaux des entreprises, d’autres se tiennent dans des lieux aux antipodes de l’ambiance confinée d’un bureau de recruteur : bars, restaurants, salles de concert… Le challenge ? « Rester concentré et de ne pas se laisser distraire par un environnement inhabituel », explique Philippe Garin. Veillez également à ne pas accélérer votre débit de parole à mesure que les minutes passent. Et ce même si votre interlocuteur a les yeux rivés sur sa montre jusqu’au gong final.

                Par Jrang An@go.

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