HUMEUR - Que valent les séminaires sans vulgarisation ni restitution ?
Les séminaires-ateliers sont organisés un peu partout
dans les structures privées, para-étatiques et étatiques. Mais sont-ils suivis
d'effets escomptés lorsque ce qui y est appris n'est pas vulgarisé ou popularisé
?
Il est difficile que, dans une structure ou entité donnée, tout le personnel
soit invité à prendre part à un séminaire de formation, de recyclage ou de
sensibilisation aux questions précises. L'éducation, la santé, l'agriculture, le
commerce, les finances, la météorologie, la conscience citoyenne, la fiscalité,
la biosphère et l'informatique s'affichent au premier plan de la plupart des
séminaires-ateliers qui sont organisés ici et là . Mais que constatons-nous ?
Rares sont les agents d'une entreprise, bénéficiaires d'une telle formation,
qui se préoccupent de la vulgarisation ou de la restitution de l'essentiel de ce
qu'ils ont appris aux agents qui n'y ont pas pris part. La majorité se contente
de gérer ce savoir acquis individuellement comme s'il s'agissait des affaires
personnelles.
Tenez ! Dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses, les
épidémies et pandémies, de nombreux séminaires sont organisés ici et là Ã
travers le pays à intervalles réguliers; mais les contenus de ces rencontres
sont timidement rendus publics. Ils restent pour la plupart secrets et ne sont
connus que par les bénéficiaires eux-mêmes.
Même chose pour ce qui est des questions de fiscalité, d'impôt, de commerce.
I l n'es t pas rare d'entendre des contribuables commerçants s'interroger sur de
nouvelles mesures allant dans le sens d'amélioration de leur métier. Or ces
mesures, pour être mises en application, ont été l'objet de maints
séminaires-ateliers. Le vrai problème est donc bien la circulation des acquis de
ces rencontres à travers des campagnes de sensibilisation et de
popularisation.
Que dire en matière de communication ? De plus en plus de journalistes,
cameramen, éclairagistes, photographes, preneurs de sons vont hors du pays
participer à des formations qui sont des moments privilégiés de recyclage et
d'acquisition de nouvelles connaissances. Mais à aucun moment l'on ne ressent la
volonté des bénéficiaires de restituer et de vulgariser les connaissances ainsi
acquises.
Étant donné que dans tous les domaines chaque jour qui passe de nouvelles
connaissances apparaissent en rapport avec les attentes de ceux qui sollicitent
des services, l'importance des campagnes et des moments de restitution de ces
acquis ne cesse de grandir.
En définitive, on est formé pour qu'en retour l'on informe, sensibilise et
forme ceux qui n'ont pas bénéficié de ce savoir. Un savoir détenu par un petit
nombre n'est pas loin de s'évaporer par manque de vulgarisation et de
sensibilisation.
Par Jrang An@go.
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